dimanche 8 février 2015

Petit paysage en noir et blanc (55) / Une histoire à dormir debout...


Jeudi 23 janvier 2014, Bugarach.
       
Drôle d'endroit. À dire vrai un peu paumé. Peu d'habitants. Parsemant la campagne, un habitat clairsemé plus ou moins traditionnel, quelquefois mobile/léger genre yourte, qui occupe des parcelles de terrain informelles.
Le lieu devait survivre à la fin du monde de 2012. Effectivement, il a survécu... mais peut-être pas grâce à l'inversion magnétique de ce Pic de Bugarach - Ah la la ! la tectonique des plaques nous joue de ces tours ! - D'ailleurs il me semble qu'il ne s'est rien passé de catastrophe naturelle pendant cette période. 
Cependant, je dois dire honnêtement que l'endroit impressionne. Surtout si, comme ce jeudi-là, le temps est tourmenté. Très tourmenté. Pluies diluviennes, lumière solaire éblouissante, arcs-en-ciel éclatants, obscurité profonde alternent rapidement pour le plaisir du photographe. La conduite est cependant parfois hasardeuse.
Un type croisé en voiture s'arrête au milieu de la route, portière ouverte, nous interpelle pour nous raconter - il semble que les histoires qui concernent l'endroit soient toutes plus... étonnantes les unes que les autres - son histoire à lui... qui est Belge ! Plus loin alors qu'il pleut des cordes, sortant d'un bois, apparition fantastique, une sorte de randonneur hirsute émerge sur le bas côté, comme une illumination. Bâton de pèlerin en main il n'a aucun regard pour nous. L'inverse n'est pas vrai. 
La véritable rencontre a lieu entre soi et le paysage, et c'est une rencontre étrange dont on se souviendra mais y retourner serait/sera forcément décevant.

2 commentaires :

  1. Bonjour Alain, le conditionnel me semble plus approprié, il laisse une lueur d'espoir, d'optimisme d'y faire une autre rencontre informelle, une nouvelle découverte.

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    1. Tu es plus optimiste que moi Bruno... mais pour plus de certitude je retenterai (futur) l'expérience ;-)

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