mardi 25 novembre 2014

Le photographe de Gibraltar

        
Gibraltar, lundi 14 octobre 2013.

Comme on le dit vulgairement, longtemps j'en ai rêvé. Plus exactement j'y pensais depuis longtemps, depuis très longtemps. Je passais d'un côté, sur terre, de l'autre côté, sur mer, mais ne m'arrêtais jamais. Alors je ne jetais qu'un coup d'œil d'un côté ou de l'autre, ne voulant pas déflorer à l'avance ce que j'imaginais cependant d'une visite future. Dans le fond je ne percevais brièvement qu'un amas de roches sombres, et toutes proportions gardées cela ressemblait au Strombolicchio que l'on croise à proximité de l'île de Stromboli.
Cette destination, je l'avais nourrie bien évidemment de la lecture d'un certain Marin de... mais pas que. Ce qui m'avait accroché aussi et peut-être plus encore c'était le nom de la ville frontière - j'aime toujours autant les frontières, leur franchissement, la certitude de passer d'un ici à un ailleurs souvent imaginé, un lieu de tous les possibles envisageables... - de La Línea de la Concepción. Les noms de certains endroits, quelques uns, emportent la décision lorsqu'il y a hésitation sur l'évidence d'une destination. Je pense à Sant Feliu de Guixols, Sanlúcar de Barrameda ou encore Vila Real de Santo António... mais c'est sûr, cela n'a pas beaucoup de sens.
     

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