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jeudi 3 novembre 2016

Tu n'as rien vu à Capri


Mardi 3 novembre, Capri

 
La recherche ou le temps perdu
L'endroit que je souhaitais voir aurait dû se trouver dans les parages. Les renseignements  (Google map n'existait pas ni rien d'autre de technologique qui aurait été utile... de toute façon je n'avais rien sur moi) que j'avais en mémoire me laissait croire que j'y étais presque.
La pente était vertigineuse, il n'était pas prudent de jouer à l'acrobate.
Peut-être qu'en faisant quelques pas, le lieu recherché apparaîtrait brutalement...  


Mardi 3 novembre, Capri
 
... J'atteignis une sorte de terrasse sans table d'orientation - il n'y avait que la mer de visible à quelque distance que ce soit à partir de ce belvédère - la mer était toujours bleue et je dus constater l'échec de mes recherches.
Cela resterait du cinéma...
        

jeudi 27 octobre 2016

Das Auto !



Mardi 3 novembre 1987, Marina Grande, Capri, Italie
        
  

dimanche 23 octobre 2016

Temps mort



Mardi 3 novembre 1987, Capri
      

vendredi 21 octobre 2016

Marina Grande... long time ago




Mardi 3 novembre 1987, Marina Grande, Capri
    

mercredi 19 octobre 2016

Petit paysage en noir et blanc (140)


Mardi 3 novembre 1987, Capri
   
L'arrivée.
De Naples j'avais pris le ferry de bonne heure car il me faudrait beaucoup de temps sans doute pour découvrir l'endroit qui m'avait fait entreprendre cette traversée vers Capri.
À travers les vitres sales du ferry la première vision que j'eus de Capri fut cette photographie, peu conforme aux images que je connaissais.
Une falaise qui plonge dans la mer, et tout autour, rien que la mer. Rien qui puisse troubler le regard qui se perd dans le lointain. L'endroit que j'allais vainement chercher devait se trouver le long de cette paroi rocheuse, de ce côté-là de l'île. Ne disait-on pas que l'on ne pouvait s'y rendre que par la mer...
            

mardi 18 octobre 2016

Sans Vilard




Mardi 3 novembre 1987, Capri, Italie
      
A presto ! 
Depuis ce temps je ne suis jamais retourné à Capri. Je ne sais pas si j'y retournerais un jour. 
Devrais-je dire avec le chanteur que " Capri c'est fini..." ?

          


dimanche 24 avril 2016

Un inventaire vénitien



Vendredi 10 avril 2015, Casa di Ospitalità Caburlotto, Venise
         
Le lit est étroit, la table est petite, la décoration se limite à deux images pieuses sous cadres accrochés aux murs, la fenêtre pas très grande donne sur un petit canal en impasse. L'endroit est calme, austère, les horaires (très) stricts. Cela me convient bien. Les sœurs sont charmantes.

Inventaire de table, ce jour :
  • une bouteille 50 cl Volvic citron (du voyage, en secours),
  • une bouteille 50cl eau minérale entamée,
  • un bouteille 150 cl eau Minérale entamée,
  • un verre plastique contenant une cuillère plastique et une paille (?),
  • un yaourt aux fraises,
  • une barquette de tomates cerises allongées,
  • un petit pain rond,
  • un pilulier en cours d'utilisation, préparé pour les jours à venir,
  • des écouteurs Apple pour Ipod,
  • une pochette contenant une soufflette et un chiffon antistatique pour appareil photo,
  • un étui gris contenant un oreiller de voyage gonflable Sansonite actuellement dégonflé, 
  • une pochette S-O-S de "Desinfektion-tücher" (provenance Berlin),
  • une pochette en toile plastifiée (chargeurs, accus de rechange, cartes mémoire), et
  • un tee-shirt en coton assez épais à manches longues.
Le reste n'est pas visible...
         

jeudi 21 avril 2016

L'usure du monde



Lundi 13 avril 2015, San Michele, Venise
      
L'île-cimetière où je n'étais jamais allé.  
Dès le débarcadère du vaporetto le pied se pose sur la terre des morts. Pas moyen d'y échapper. Sensation étrange, de l'ordre du piège refermé dont on ne peut s'extraire que par un vaporetto à venir, n'importe lequel, mais qui tardera trop comme de bien entendu.
Je noircis le tableau, mais si peu.
Venir ici, à quoi bon, s'il n'y avait eu la répétition de photographies et de textes de Denis Roche ayant trait à Ezra Pound, qui y est enterré.
Je photographie au hasard, mais le hasard fait certaines choses, quelquefois. La pierre est gravée, je devrais dire l'est encore au moment de la photographie car cette empreinte semble vouée à la disparition. Un réseau de veinules, rhizome sculpté par les eaux de ruissellement. Indéchiffrable sinon qu'il nous prévient que tout cela n'est pas éternel et qu'un beau jour, zou ! toute cette histoire s'évanouira et celles qui vont avec par la même occasion.
Avec ça voilà la lumière qui baisse les bras. La fraîcheur humide de l'eau - partout, de l'eau, de l'eau, de l'eau... - il est temps de quitter les lieux. Aux lavabos des chiottes qui se trouvent à l'entrée du cimetière les ouvriers d'entretien se savonnent en chantant à tue-tête. Cela est donc permis ? Fuck la mort ? Quelques gouttes de pluie mais le vaporetto arrive et c'est forcément la bonne ligne ! 
           
  Mardi 14 avril 2015, Venise
           
Il est écrit dans le livre que je lis aujourd'hui :
"Souviens-toi du pont Trevisan, près du Consulat de France, avec la maison du coin, terrasse glycines et Vierge abritée à l'Enfant, et de la ruelle Trevisan, si étroite qu'on ne peut y marcher que l'un derrière l'autre avec, au bout, la trouée de lumière éblouie sur l'eau et le laurier blanc. Souviens-toi de tout et de rien, on ne saisit rien, passage."
(P. Sollers, La Fête à Venise)
Je ne sais pas si j'aime trop Venise, mais ces mots-là m'empêchent de ne pas l'aimer.
          

lundi 21 mars 2016

Un personnage en quête d'auteur



Vendredi 10 avril 2015, Venise
          

vendredi 12 février 2016

Détours et retours



 Dimanche 12 avril 2015, Venise-Lido
        
La première fois, c'était en 1984. Le cimetière juif San Nicolò del Lido.
Sur un blog aujourd'hui disparu (One day, one shot, two words) j'avais publié un billet à-propos de cet endroit-là. J'en reproduis une partie ci-dessous

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... Je sais qu'il y a à Venise un ancien cimetière juif, sur l'île du Lido. Mon plan ne renseigne pas sur son emplacement et les officines touristiques sont incapables de me renseigner. Alors je cherche.
Je finis par trouver le cimetière, le cimetière San Nicolò del Lido. C'est le dimanche et quand j'arrive la personne qui visiblement en est une sorte de gardienne m'invite à entrer, me souris doucement sans rien savoir, sans rien demander, sans rien dire.
Je suis très exactement seul au milieu des sépultures envahies de végétation. De l'eau tombée avec abondance les jours précédents il reste comme un marécage, par endroits. Je suis à Venise.
Je ne sais pas dire l'état dans lequel je suis à ce moment-là. Je fais quelques photographies mais à chaque déclenchement je sens que "ça" m'échappe, et pourtant je suis si proche de ce que je photographie...

         
Dimanche 8 avril 1984, Venise-Lido

Sur le blog "VosImages" une photo, "Solitude...", que j'ai faite le 8 et non le 5 avril 1984 comme il était indiqué a été publiée... et n'a pas provoqué un seul commentaire. Je me demande encore pourquoi cette absence de réactions...

Dimanche 8 avril 1984, Venise-Lido

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L'endroit a bien changé, la végétation a été ordonnée, le gardien qui est là, depuis une dizaine d'années me dit-il, parle anglais couramment. Des touristes en vélos de location sont passés tout-à-l'heure et voyant que l'endroit n'était pas déjà ouvert sont repartis pour revenir plus tard. Le calme n'est troublé que par les avions de tourisme qui passent, qui vont et viennent d'un petit terrain d'aviation, juste derrière, là-bas, pas très loin.
C'est un dimanche d'avril. 


          
 

lundi 4 janvier 2016

Autoritratto nell'isola del Giudecca


Vendredi 10 avril 2015, Tre Oci, Giudecca, Venise
           
De Tre Oci dans l'île de la Giudecca, au premier étage on découvre par les fenêtres, vue imprenable, Santa Maria del Salute.
      

dimanche 27 décembre 2015

Ce n'était pas l'été dernier


Mercredi 18 mars 2009, l'Adriatique entre Pescara et Rimini
          
Non ça n'était pas encore l'été, c'était même encore l'hiver. 
Je revenais d'Istanbul presque à dos d'âne. Le ferry m'avait largué à Ancône le matin même et de là j'avais rejoint directement la gare et pris un train pour Milan.
Le roulement lancinant du train avait remplacé le bruit des machines du ferry et je plongeais tout naturellement dans une sorte de somnolence éveillée tandis que le paysage, l'Adriatique que la voie ferrée longe à cet endroit à quelques dizaines de mètres à peine, quelque fois moins, défilait suffisamment lentement pour que je m'y intéresse malgré tout.
Je savais que le train passait à Rimini. Je ne connaissais pas - aujourd'hui non plus d'ailleurs - Rimini, mais je l'avais rencontré à la faveur d'un livre mêlant textes et photographies. Ce livre de G. Mora et C. Nori qui s'étaient partagés l'ouvrage - de même que les idées sous-jacentes - s'appelait "L'été dernier/Manifeste photobiographique" où C. Nori présentait, accompagnées d'un texte, des photos de Rimini. Ces photos, je les retrouverais un peu plus tard dans un autre ouvrage, "Un été italien", acheté pour trois cacahuètes chez un soldeur parisien, Mona Lisait, aujourd'hui disparu.
Alors, dans ce train, j'imaginais, je voyais l'été à Rimini. La réalité hivernale de la région s'accomodait mal des photographies d'insouciance non feinte de jeunes gens bronzés et rieurs que j'en connaissais.
Je rejoindrais Milan, ne pourrait prendre un train que pour Vintimille et puis un autre pour enfin arriver à Nice around midnight. Le lendemain serait un jour de grève nationale, le soleil brillerait et je continuerais encore un peu mon voyage photographique.
         

samedi 7 novembre 2015

Les images à venir



Vendredi 10 avril 2015, Venise, Italie.
       

mercredi 14 octobre 2015

Gates of Eden

      
Avril 2015, Venise, Italie
    
Au centre horizontal de l'image, dans son tiers supérieur, des mots sont écrits :
"La solitude ce n'est pas d'être seul
mais d'aimer les autres en vain
Mario Stefani"
        

samedi 18 octobre 2014

Have dinner on boat

           

Mardi 17 mars 2009, Traversée Igoumenitsa-Ancône.
... Je prends le "Super Fast Ferry XI", il est 20h passées. J'ai pris une couchette bateau - les prix sont à -50% jusqu'à fin mars. Le plus difficile est de s'y allonger. Six couchettes par compartiment, obligation d'y rester immobile. Pour sortir, pivoter, tomber par terre, se relever!...
       

mardi 29 avril 2014

Don't turn your back on me baby

"Black Magic Woman" lyrics - Peter Green / Carlos Santana

                  
Dimanche 27 juin 2010
          

mercredi 16 avril 2014

Autoportrait au réveil

       

Jeudi 2 juillet 2009, Perpignan.
Je ne me souviens pas avoir pris cette photographie. Probablement passant devant une fenêtre aux stores baissés j'avais retenu que la cicatrice que je porte disparaissait à la vue et donc je me trouvais transporté en 1999, le jour où partant pour l'hôpital et me regardant dans la glace, je me disais que cette partie de mon corps allait être transformée pour toujours. L'implantation qui suivrait me ferait différent, sans devenir Orlan pour autant.
J'avais fait une photographie très proche de celle-là, en juillet 1988, à Cefalù en Sicile lors d'un voyage avec Michel L., au petit matin dans cet hôtel qui jouxtait la gare. Je m'en souviens très bien.
      

mardi 4 mars 2014

#193 - Un ange passe

    
Vendredi 4 septembre 1987, Rome. Descendants de l'église Trinità dei Monti, les escaliers de la place d'Espagne.