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jeudi 10 novembre 2016
lundi 10 octobre 2016
La mort des tournesols
Novembre 1987, Sarthe
(Petit paysage en noir et blanc - 79)
(Petit paysage en noir et blanc - 79)
Où est passé Van Gogh ?
C'est une sale saison. L'été terminé mais l'hiver pas encore commencé.
Il fait gris. Un gris qui détruit toute perspective. Un gris qui file le blues.
La terre est collante et les pieds se font plus lourds des mottes qu'ils fabriquent à chaque pas, un peu plus.
Dans les champs, quelques précaires vestiges, quelques traces des cultures de l'été. Elles semblent ne pas s'être résolues à disparaître complètement.
Quand même, il pourrait y avoir un rayon, même un petit rayon, de soleil, pour mettre un peu de couleur dans cette désolation. Le peintre s'en est allé, découragé par cette nature qui lui en veut. Pourquoi ?
mardi 26 juillet 2016
jeudi 2 juin 2016
lundi 23 mai 2016
vendredi 20 mai 2016
mercredi 18 mai 2016
mardi 17 mai 2016
jeudi 12 mai 2016
Si tu savais, Elvis...
Novembre 2008, quelque part sur la Côte Vermeille...
C'était un bar ordinaire. Ouvert toute l'année quand pour d'autres l'activité se limite au temps de "la saison". Bar, PMU. Une clientèle d'habitués, des gens simples qui habitaient là en permanence, dont l'activité était souvent réduite à scruter un des écrans qui donnaient les résultats aux différents jeux, en continu. Au Rapido, si on gagnait on gagnait pas beaucoup, mais la mise était minime et c'était essentiel. De temps en temps une plaisanterie fusait, ou un éclat de rire/colère.
Le patron était originaire du Nord de la France. La déco montrait qu'il était fan de Johnny Hallyday, de rock'n roll des origines. Le mannequin d'Elvis était toujours présent, l'été dehors - sa première sortie se faisait le week-end de Pâques, à l'occasion de la Fête Américaine - et l'hiver dedans.
Aujourd'hui c'est plus pareil. Parti le patron, partie la clientèle, parti Johnny, parti Elvis... rénové le bar qui ne fait plus PMU. Je passe devant en regardant mes chaussures, je n'entre pas, d'ailleurs maintenant c'est fermé en hiver !
[...]
J'avais des shakes dans l'corps
Quand j'entendais Hound-Dog
Dans l'juke-box du snack-bar
Où j'vendais des hot-dogs
Quand j'entendais Hound-Dog
Dans l'juke-box du snack-bar
Où j'vendais des hot-dogs
[...]
(Chanson pour Elvis, Diane Dufresne)
mardi 10 mai 2016
Cos'è questo film ?
Novembre 2008, quelque part au bord de la mer...
Le titre le dit bien ou du moins pose bien la question... De quoi parle ce film ?
Parce que donc il s'agirait d'un film !? Et la question serait posée sur un ton que l'on pourrait dire agacé.
Je ne dévoilerai qu'incomplètement la supercherie, qui d'ailleurs n'en est pas une, en reproduisant deux lignes (à-peu-près) du dialogue d'un film qui compte, pour moi, parmi les plus importants.
Nanni voce off: [...] Il padrone di casa mi chiede : “Di che parla questo film ?” e io non so che dire...
Nanni voce in: Cos'è questo film ? È la storia di un pasticcere, trotzkista... Un pasticierre trotzkista nell'Italia degli anni '50, è un film musicale. Un musical.
L'important c'est ce que l'on croit. Le reste...
dimanche 27 décembre 2015
Ce n'était pas l'été dernier
Mercredi 18 mars 2009, l'Adriatique entre Pescara et Rimini
Non ça n'était pas encore l'été, c'était même encore l'hiver.
Je revenais d'Istanbul presque à dos d'âne. Le ferry m'avait largué à Ancône le matin même et de là j'avais rejoint directement la gare et pris un train pour Milan.
Le roulement lancinant du train avait remplacé le bruit des machines du ferry et je plongeais tout naturellement dans une sorte de somnolence éveillée tandis que le paysage, l'Adriatique que la voie ferrée longe à cet endroit à quelques dizaines de mètres à peine, quelque fois moins, défilait suffisamment lentement pour que je m'y intéresse malgré tout.
Je savais que le train passait à Rimini. Je ne connaissais pas - aujourd'hui non plus d'ailleurs - Rimini, mais je l'avais rencontré à la faveur d'un livre mêlant textes et photographies. Ce livre de G. Mora et C. Nori qui s'étaient partagés l'ouvrage - de même que les idées sous-jacentes - s'appelait "L'été dernier/Manifeste photobiographique" où C. Nori présentait, accompagnées d'un texte, des photos de Rimini. Ces photos, je les retrouverais un peu plus tard dans un autre ouvrage, "Un été italien", acheté pour trois cacahuètes chez un soldeur parisien, Mona Lisait, aujourd'hui disparu.
Alors, dans ce train, j'imaginais, je voyais l'été à Rimini. La réalité hivernale de la région s'accomodait mal des photographies d'insouciance non feinte de jeunes gens bronzés et rieurs que j'en connaissais.
Je rejoindrais Milan, ne pourrait prendre un train que pour Vintimille et puis un autre pour enfin arriver à Nice around midnight. Le lendemain serait un jour de grève nationale, le soleil brillerait et je continuerais encore un peu mon voyage photographique.
jeudi 2 avril 2015
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