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lundi 14 novembre 2016
jeudi 3 novembre 2016
Tu n'as rien vu à Capri
Mardi 3 novembre, Capri
L'endroit que je souhaitais voir aurait dû se trouver dans les parages. Les renseignements (Google map n'existait pas ni rien d'autre de technologique qui aurait été utile... de toute façon je n'avais rien sur moi) que j'avais en mémoire me laissait croire que j'y étais presque.
La pente était vertigineuse, il n'était pas prudent de jouer à l'acrobate.
Peut-être qu'en faisant quelques pas, le lieu recherché apparaîtrait brutalement...
Cela resterait du cinéma...
jeudi 27 octobre 2016
dimanche 23 octobre 2016
vendredi 21 octobre 2016
mercredi 19 octobre 2016
Petit paysage en noir et blanc (140)
Mardi 3 novembre 1987, Capri
L'arrivée.
De Naples j'avais pris le ferry de bonne heure car il me faudrait beaucoup de temps sans doute pour découvrir l'endroit qui m'avait fait entreprendre cette traversée vers Capri.
À travers les vitres sales du ferry la première vision que j'eus de Capri fut cette photographie, peu conforme aux images que je connaissais.
Une falaise qui plonge dans la mer, et tout autour, rien que la mer. Rien qui puisse troubler le regard qui se perd dans le lointain. L'endroit que j'allais vainement chercher devait se trouver le long de cette paroi rocheuse, de ce côté-là de l'île. Ne disait-on pas que l'on ne pouvait s'y rendre que par la mer...
mardi 4 octobre 2016
vendredi 2 septembre 2016
jeudi 18 août 2016
lundi 15 août 2016
jeudi 28 juillet 2016
Saudade
Lisbonne, samedi 14 février 1987
Samedi 14 février 1987
C'était le jour de ton anniversaire. Tu avais ce jour-là... (naitre un 14 février quand même !)
Je n'étais pas avec vous deux. Comme très souvent à l'époque je profitais d'un calendrier scolaire impératif pour m'échapper un peu, ailleurs, le temps d'oublier cette activité salariée qui me pesait tant.
Aujourd'hui je pense que cet instant manque à ma mémoire. Le gâteau au chocolat, bien évidemment, et les bougies, obligatoires.
On dit, on m'a dit quelques fois, assez souvent, qu'il ne faut rien regretter... et pourquoi donc s'il vous plait ? de quel droit m'empêcherait-on de regretter ceci ou cela?
Vendredi 8 juillet 2016, rue Aubry le Boucher, Paris IV
Vendredi 8 juillet 2016
Simple hasard, je suis heurté, rue Aubry le Boucher, par une peinture, papier marouflé sur mur vétuste.
Personne ne semble la voir et pourtant elle est là, imposante, inévitable. Il est vrai que les passants qui passent ne sont pas là pour ça... De la canopée du Forum des Halles au plateau Beaubourg, la circulation piétonne est dense et réclame une grande vigilance. Alors vous pensez bien qu'une larme, fut-elle rouge, ne changera rien aux diverses trajectoires ou préoccupations de l'instant. Je fais deux photographies, parce que quand même... et lorsque je reprends mon chemin je vois qu'un passant vient de stopper net à côté de moi et sort de sa mallette un appareil photo qui attendait patiemment son heure.
jeudi 2 juin 2016
dimanche 24 avril 2016
Un inventaire vénitien
Vendredi 10 avril 2015, Casa di Ospitalità Caburlotto, Venise
Le lit est étroit, la table est petite, la décoration se limite à deux images pieuses sous cadres accrochés aux murs, la fenêtre pas très grande donne sur un petit canal en impasse. L'endroit est calme, austère, les horaires (très) stricts. Cela me convient bien. Les sœurs sont charmantes.
Inventaire de table, ce jour :
- une bouteille 50 cl Volvic citron (du voyage, en secours),
- une bouteille 50cl eau minérale entamée,
- un bouteille 150 cl eau Minérale entamée,
- un verre plastique contenant une cuillère plastique et une paille (?),
- un yaourt aux fraises,
- une barquette de tomates cerises allongées,
- un petit pain rond,
- un pilulier en cours d'utilisation, préparé pour les jours à venir,
- des écouteurs Apple pour Ipod,
- une pochette contenant une soufflette et un chiffon antistatique pour appareil photo,
- un étui gris contenant un oreiller de voyage gonflable Sansonite actuellement dégonflé,
- une pochette S-O-S de "Desinfektion-tücher" (provenance Berlin),
- une pochette en toile plastifiée (chargeurs, accus de rechange, cartes mémoire), et
- un tee-shirt en coton assez épais à manches longues.
jeudi 21 avril 2016
L'usure du monde
Lundi 13 avril 2015, San Michele, Venise
L'île-cimetière où je n'étais jamais allé.
Dès le débarcadère du vaporetto le pied se pose sur la terre des morts. Pas moyen d'y échapper. Sensation étrange, de l'ordre du piège refermé dont on ne peut s'extraire que par un vaporetto à venir, n'importe lequel, mais qui tardera trop comme de bien entendu.
Dès le débarcadère du vaporetto le pied se pose sur la terre des morts. Pas moyen d'y échapper. Sensation étrange, de l'ordre du piège refermé dont on ne peut s'extraire que par un vaporetto à venir, n'importe lequel, mais qui tardera trop comme de bien entendu.
Je noircis le tableau, mais si peu.
Venir ici, à quoi bon, s'il n'y avait eu la répétition de photographies et de textes de Denis Roche ayant trait à Ezra Pound, qui y est enterré.
Je photographie au hasard, mais le hasard fait certaines choses, quelquefois. La pierre est gravée, je devrais dire l'est encore au moment de la photographie car cette empreinte semble vouée à la disparition. Un réseau de veinules, rhizome sculpté par les eaux de ruissellement. Indéchiffrable sinon qu'il nous prévient que tout cela n'est pas éternel et qu'un beau jour, zou ! toute cette histoire s'évanouira et celles qui vont avec par la même occasion.
Avec ça voilà la lumière qui baisse les bras. La fraîcheur humide de l'eau - partout, de l'eau, de l'eau, de l'eau... - il est temps de quitter les lieux. Aux lavabos des chiottes qui se trouvent à l'entrée du cimetière les ouvriers d'entretien se savonnent en chantant à tue-tête. Cela est donc permis ? Fuck la mort ? Quelques gouttes de pluie mais le vaporetto arrive et c'est forcément la bonne ligne !
Je photographie au hasard, mais le hasard fait certaines choses, quelquefois. La pierre est gravée, je devrais dire l'est encore au moment de la photographie car cette empreinte semble vouée à la disparition. Un réseau de veinules, rhizome sculpté par les eaux de ruissellement. Indéchiffrable sinon qu'il nous prévient que tout cela n'est pas éternel et qu'un beau jour, zou ! toute cette histoire s'évanouira et celles qui vont avec par la même occasion.
Avec ça voilà la lumière qui baisse les bras. La fraîcheur humide de l'eau - partout, de l'eau, de l'eau, de l'eau... - il est temps de quitter les lieux. Aux lavabos des chiottes qui se trouvent à l'entrée du cimetière les ouvriers d'entretien se savonnent en chantant à tue-tête. Cela est donc permis ? Fuck la mort ? Quelques gouttes de pluie mais le vaporetto arrive et c'est forcément la bonne ligne !
Mardi 14 avril 2015, Venise
Il est écrit dans le livre que je lis aujourd'hui :
"Souviens-toi du pont Trevisan, près du Consulat de France, avec la maison du coin, terrasse glycines et Vierge abritée à l'Enfant, et de la ruelle Trevisan, si étroite qu'on ne peut y marcher que l'un derrière l'autre avec, au bout, la trouée de lumière éblouie sur l'eau et le laurier blanc. Souviens-toi de tout et de rien, on ne saisit rien, passage."
(P. Sollers, La Fête à Venise)
Je ne sais pas si j'aime trop Venise, mais ces mots-là m'empêchent de ne pas l'aimer.
dimanche 10 avril 2016
Un rêve sans conséquence spéciale (suite)
Mardi 15 septembre 2015, Neukölln Arcaden, Berlin
Dans un précédent billet (ceux qui m'aiment prendront... le train de ces histoires entremêlées et quelquefois sans queues ni têtes) et plus précisément celui du Jeudi 14 janvier 2016, "Un rêve sans conséquence spéciale" dans Funambulist 2.0, j'évoquais cet endroit qu'Álvaro Seudra González nous avait sommairement indiqué.
Dans ce billet, je m'arrêtais au rez-de-chaussée. Pourtant c'est bien la suite qui nous surprit, tant nous nous attendions si peu à ce que nous allions découvrir.
Un rez-de-chaussée donc et un premier étage de boutiques comme n'importe quel centre commercial, au-dessus trois étages de parking bagnoles et terminus de l'ascenseur. Sortie à l'air libre sur ce dernier étage normalement accessible. Pourtant en y regardant bien, là-bas une rampe de montée sans indications spéciales.
Mardi 15 septembre 2015, Neukölln Arcaden, Berlin
Nous gravissons cette rampe, un peu circonspects... et alors nous débouchons sur die Dachterrasse. Au-dessus de nos têtes rien d'autre que der Himmel über Berlin.
Mardi 15 septembre 2015, Neukölln Arcaden, Berlin
Il fait un temps exécrable mais nous sourions de notre découverte.
Cette terrasse n'est pas un simple endroit désert, une autre fois peut-être j'écrirais un autre billet... une petite suite.
lundi 21 mars 2016
samedi 19 mars 2016
dimanche 7 février 2016
Ein Strassenbahn ernannt Vergnügen
Berlin, mercredi 9 septembre 2015
Il est communément admis, pour qui aime un peu les femmes, que leurs jambes sont des compas qui arpentent le globe... comme dit si bien "L'Homme qui aimait les femmes". On pourrait facilement ajouter à ce qui retient l'attention des hommes, le rire éclatant des filles, leur regard ingénument effronté parfois, les yeux des femmes qui racontent tant et tant... et puis leurs cheveux. Toutes les chevelures, de tous les genres, façon Botticelli comme façon Jean S. et puis les créations qui échappent aux classiques, les couleurs flamboyantes si peu naturelles mais qu'elles s'approprient avec une déconcertante facilité !
Nous venons, pour ainsi dire, de descendre du train de Francfort. De Hauptbahnof à Alexanderplatz, prendre le temps d'un café dans le soleil du matin. Il n'est pas 10h et les grandes cités s'éveillent assez lentement. Une photographie, pas de temps de réfléchir, ou d'en faire une seconde au cas où, le tram M4 se présente et nous emporte...
jeudi 14 janvier 2016
Un rêve sans conséquence spéciale
Mardi 15 septembre 2015, restaurant Asia, Neukölln Arcaden, Berlin
Nous ne sommes pas à Neukölln par simple hasard - à Berlin non plus d'ailleurs - mais parce que les choses se sont déroulées ainsi, à la manière d'un fil d'Ariane qui se serait naturellement dévidé.
Nous échouons donc dans un centre commercial usagé, dans ce quartier, Neukölln, que nous découvrons véritablement cette année. Échouer n'est pas exagéré en ce milieu d'après-midi où nous "déjeunerons" une fois de plus à une heure très espagnole, pour M. d'un sempiternel sandwich jambon/fromage et pour moi d'un tout aussi sempiternel plat asiatico-exotique d'origine assez vague, genre soupe poulet aux nouilles et aux légumes wokés dont je ne me lasse pas.
Au Neukölln Arcaden et plus particulièrement au restaurant-snack Asia, service au comptoir - le bien nommé - c'est la pause casse-croûte des arpenteurs que nous sommes devenus. L'heure avancée nous permet, en fond de salle, d'éviter un peu le bruit de fond méli-mélo qui règne dans les coursives du bâtiment de quatre étages, plus terrasse...
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Nous ne sommes pas au Neukölln Arcaden par hasard... le prétexte sera le sujet d'un billet à venir, un jour.
L'endroit nous avait été indiqué quelques jours auparavant. Attirés par des endroits peu fréquentés, parfois éphémères, nous étions à la recherche de librairies susceptibles d'avoir un rayon, même très modeste, de livres en français. Au hasard de nos tribulations sur la toile, M. avait déniché une adresse dans le quartier de Neukölln, Selchower Straβe. Le nom de la librairie était déjà une invitation, Pequod Books - Pequod, le nom du bateau dans Moby dick - "second-hand bücher in mehr als 15 sprachen" comme il est écrit sur la carte.
Mercredi 9 septembre 2015, Pequod Books, Neukölln, Berlin
Mercredi 9 septembre 2015, Álvaro Seudra González-Pequod Books, Neukölln, Berlin
La librairie, deux pièces de taille moyenne. Un mobilier restreint, une table/bureau/caisse/poste informatique dans une pièce et un canapé vert jaune - tilleul très soutenu - dans l'autre. Aux murs, du sol au plafond des rayonnages et des livres, des livres... soigneusement rangés, classés, en bon état. Un endroit où l'on se sent de suite chez soi - d'ailleurs tandis que M. parcourt sitôt entrée les rayons, je resterais un long moment quasi affalé sur le canapé dans une contemplation muette des dos de tous ces livres.
M. achète "Tout peut arriver" de Jonathan Tropper. Et puis nous échangeons quelques mots avec le jeune libraire, très sympa, en un savant dosage d'anglais, d'allemand et de français - il se débouille pas mal du tout, nous... moins bien - et c'est là que la discussion vient sur Berlin, le quartier de Neukölln, des choses à voir, ce centre commercial pas si anodin que ça - il nous crayonne un vague plan d'une vague direction de la zone où il se trouve. Au moment de partir je lui demande la permission de le photographier. Il se place à côté d'une image d'une très grande bibliothèque américaine, c'est la seule image - sous un simple sous-verre/pinces Aclé - qui orne son mur.
Il s'appelle Álvaro Seudra González, il est espagnol, sa librairie existe depuis 2012, il vient en 2015 d'ouvrir la deuxième pièce. Une belle rencontre.
Mercredi 9 septembre 2015, Álvaro Seudra González-Pequod Books, Neukölln, Berlin
lundi 4 janvier 2016
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