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mercredi 23 novembre 2016

And everywhere I'd look, your eyes I'd find



Dimanche 6 mars 2005, Place de le République, Paris III, X et XI
     

(Titre from Donovan, "Catch The Wind")
       

lundi 21 novembre 2016

Nostalgia



Samedi 19 février 2005, quai de la Mégisserie vu du quai de l'Horloge, Paris I
      

dimanche 20 novembre 2016

Paris-Montsouris -3,8°C



Mardi 29 février 2005, Paris (vraisemblablement rue du Louvre, avec Michel L.)
   
Tenc molt de fred
Je n'y pense pas encore vraiment. Ça reste une idée vague et néanmoins inéluctable. Nous allons devoir quitter Paris pour devenir on ne sait pas trop quoi. 
À ce moment-là rien n'est encore décidé mais on ne pourra pas faire autrement. 
         

jeudi 17 novembre 2016

Clap de fin



Dimanche 27 février 2005, Chaillot, Paris XVI
       
C'étaient les dernières séances...
Chaillot. Quand on disait "Chaillot" on comprenait "Cinémathèque Française". C'était comme ça. Il y avait "Chaillot" et puis il y avait "Ulm" pour l'autre salle, dont j'ai oublié la fin. Triste forcément.
Ce dernier jour il faisait très froid et la file d'attente s'allongeait jusqu'au long de l'Avenue Albert de Mun. J'ai oublié le titre du film projeté, mais, en ce qui me concerne, il fallait être là.
"Chaillot" déménagerait à "Tokyo", trois cent mètres plus bas vers la Seine. L'histoire allait continuer, toujours sur la colline de Chaillot. Ce serait une autre histoire.

jeudi 10 novembre 2016

D'un silence glacé régnait la paix profonde




Jeudi 23 décembre 2004, Montfort-le-Gesnois


(titre d'après "La neige" d'Alfred de Vigny)

lundi 7 novembre 2016

It's holidays ! it's holidays !...



Jeudi 5 novembre 1987, Montfort-le-Gesnois
   
Réminiscences
Une fois, dans un de mes blogs, j'avais publié une photographie en la titrant "It's springtime ! it's springtime !...". J'ai oublié de quelle photographie il s'agissait. Je reprends ici l'esprit de ce titre - il s'agissait d'une exclamation de Jonas Mekas filmant en courant à ras du sol les prémices du printemps.
Si cette photographie semble joyeuse, pour moi elle est d'une grande douleur, elle est la disparition... Même le lieu s'éloigne de moi.
      
nota: Cette photographie n'avait jamais été tirée, la numérisation du négatif date d'aujourd'hui... Exactement vingt-neuf années ont passé (on me fera cadeau du très léger décalage, j'espère).
         
 

jeudi 3 novembre 2016

Tu n'as rien vu à Capri


Mardi 3 novembre, Capri

 
La recherche ou le temps perdu
L'endroit que je souhaitais voir aurait dû se trouver dans les parages. Les renseignements  (Google map n'existait pas ni rien d'autre de technologique qui aurait été utile... de toute façon je n'avais rien sur moi) que j'avais en mémoire me laissait croire que j'y étais presque.
La pente était vertigineuse, il n'était pas prudent de jouer à l'acrobate.
Peut-être qu'en faisant quelques pas, le lieu recherché apparaîtrait brutalement...  


Mardi 3 novembre, Capri
 
... J'atteignis une sorte de terrasse sans table d'orientation - il n'y avait que la mer de visible à quelque distance que ce soit à partir de ce belvédère - la mer était toujours bleue et je dus constater l'échec de mes recherches.
Cela resterait du cinéma...
        

lundi 10 octobre 2016

La mort des tournesols



Novembre 1987, Sarthe
(Petit paysage en noir et blanc - 79)
      
Où est passé Van Gogh ?
C'est une sale saison. L'été terminé mais l'hiver pas encore commencé.
Il fait gris. Un gris qui détruit toute perspective. Un gris qui file le blues.
La terre est collante et les pieds se font plus lourds des mottes qu'ils fabriquent à chaque pas, un peu plus.
Dans les champs, quelques précaires vestiges, quelques traces des cultures de l'été. Elles semblent ne pas s'être résolues à disparaître complètement.
Quand même, il pourrait y avoir un rayon, même un petit rayon, de soleil, pour mettre un peu de couleur dans cette désolation. Le peintre s'en est allé, découragé par cette nature qui lui en veut. Pourquoi ?
        

dimanche 18 septembre 2016

Allez hop !... on remballe tout



Septembre 1991
      
Le jardinier est japonais.
Un jardinier soucieux de parfaire son art s'en alla faire un tour sur la terre la plus propice pour atteindre, lui semblait-il, cet objectif. Il alla passer ses congés au pays du... comment dit-on déjà ?... ah oui, du Soleil levant.
Passons sur les détails qui ne feront qu'égarer un peu plus l'éventuel lecteur.
Le trajet du voyage incluait le passage par Paris - comme par hasard ! Profitant du fait que cela lui laissait, lors du transit, un peu de temps libre, il en profita pour se précipiter au Musée Guimet - histoire de rester dans l'ambiance - où se tenait une exposition photographique. Araki !... Les photos de kinbaku du photographe l'impressionnèrent fortement. 
À son retour, dans son jardin il souhaita rester un peu dans cette ambiance et décida de s'exercer à cet art en commençant par ce qu'il avait sous la main.
            
       

Dimanche 29 septembre 1985, Pont Neuf, Paris
     
The Pont Neuf est wrapped.
De temps à autre, quelquefois, pas souvent, un évènement impensable survient. Ce peut ne pas toujours être un drame.
Donc Christo et Jeanne Claude, artistes que l'on peut qualifier de conceptuels - ce qui ne veut pas dire grand chose - proposèrent d'emballer, au sens propre, le pont Neuf à Paris.
Le plus surprenant est qu'après discussions le projet fut accepté. On allait emballer intégralement le pont Neuf dans une toile de couleur proche de celle de l'or ou de certaine pierre lorsqu'elle vient d'être taillée, la vie continuerait, les piétons piétineraient, les voitures rouleraient.
.......
Le jour J, quand tout fut installé, la vue qui s'offrait aux regards était... il n'y a pas de mots. Et le soleil était au rendez-vous !
Je photographiais alors en noir et blanc, exclusivement. 
Je fis relativement peu de photographies de cet évènement.
            

dimanche 4 septembre 2016

Mélancolie et bracelet berbère



1981, Centre Pompidou (the terrace), Paris
       

samedi 6 août 2016

Michel L., photographe



Dimanche 9 septembre 1984, Noisy-le-Grand
       
Cette photographie suit de six vues (une bande négative) l'autoportrait montré précédemment dans "Elle et Lui... Nous". Ça c'est pour la petite histoire.
Ce portrait en pied, si l'on peut dire (en avance sur mon temps déjà je respectais le (sic !) droit à l'image) te représente parfaitement. La parka, genre saharienne, que je pense bleue (?) et surtout la musette militaire porteuse du trésor (le M5 si je me souviens bien). Le temps n'est pas à la fête, la lumière... on n'en parle pas, alors le boîtier n'est même pas sorti. Il n'y a pas que la musette (celle qui te servit de seul bagage - essentiellement des films - dans différents périples... je me souviens de ton épopée sud-américaine) mais surtout la façon de la porter. Ça aussi c'est pour la petite histoire.

J'écris ces mots sans importance (?) le samedi 6 août 2016. Il fait grand soleil. Il fait chaud mais c'est normal après tout, c'est l'été. Les routes alentour sont encombrées de vacanciers pressés. Par quoi ? pour quoi ? La tramontane ne rafraîchit rien... À ce propos la photo montre que pour un début septembre il ne devait pas faire très chaud dans cette banlieue qui parfois l'est assez.

Tout ça c'était pour la petite histoire.

jeudi 28 juillet 2016

Saudade




Lisbonne, samedi 14 février 1987
         
Samedi 14 février 1987
C'était le jour de ton anniversaire. Tu avais ce jour-là... (naitre un 14 février quand même !)
Je n'étais pas avec vous deux. Comme très souvent à l'époque je profitais d'un calendrier scolaire impératif pour m'échapper un peu, ailleurs, le temps d'oublier cette activité salariée qui me pesait tant.
Aujourd'hui je pense que cet instant manque à ma mémoire. Le gâteau au chocolat, bien évidemment, et les bougies, obligatoires.
On dit, on m'a dit quelques fois, assez souvent, qu'il ne faut rien regretter... et pourquoi donc s'il vous plait ? de quel droit m'empêcherait-on de regretter ceci ou cela?
           

Vendredi 8 juillet 2016, rue Aubry le Boucher, Paris IV
               
Vendredi 8 juillet 2016
Simple hasard, je suis heurté, rue Aubry le Boucher, par une peinture, papier marouflé sur mur vétuste.
Personne ne semble la voir et pourtant elle est là, imposante, inévitable. Il est vrai que les passants qui passent ne sont pas là pour ça... De la canopée du Forum des Halles au plateau Beaubourg, la circulation piétonne est dense et réclame une grande vigilance. Alors vous pensez bien qu'une larme, fut-elle rouge, ne changera rien aux diverses trajectoires ou préoccupations de l'instant. Je fais deux photographies, parce que quand même... et lorsque je reprends mon chemin je vois qu'un passant vient de stopper net à côté de moi et sort de sa mallette un appareil photo qui attendait patiemment son heure.
       

         

mercredi 18 mai 2016