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jeudi 17 novembre 2016

Clap de fin



Dimanche 27 février 2005, Chaillot, Paris XVI
       
C'étaient les dernières séances...
Chaillot. Quand on disait "Chaillot" on comprenait "Cinémathèque Française". C'était comme ça. Il y avait "Chaillot" et puis il y avait "Ulm" pour l'autre salle, dont j'ai oublié la fin. Triste forcément.
Ce dernier jour il faisait très froid et la file d'attente s'allongeait jusqu'au long de l'Avenue Albert de Mun. J'ai oublié le titre du film projeté, mais, en ce qui me concerne, il fallait être là.
"Chaillot" déménagerait à "Tokyo", trois cent mètres plus bas vers la Seine. L'histoire allait continuer, toujours sur la colline de Chaillot. Ce serait une autre histoire.

jeudi 10 novembre 2016

D'un silence glacé régnait la paix profonde




Jeudi 23 décembre 2004, Montfort-le-Gesnois


(titre d'après "La neige" d'Alfred de Vigny)

jeudi 27 octobre 2016

Das Auto !



Mardi 3 novembre 1987, Marina Grande, Capri, Italie
        
  

vendredi 2 septembre 2016

samedi 6 août 2016

Michel L., photographe



Dimanche 9 septembre 1984, Noisy-le-Grand
       
Cette photographie suit de six vues (une bande négative) l'autoportrait montré précédemment dans "Elle et Lui... Nous". Ça c'est pour la petite histoire.
Ce portrait en pied, si l'on peut dire (en avance sur mon temps déjà je respectais le (sic !) droit à l'image) te représente parfaitement. La parka, genre saharienne, que je pense bleue (?) et surtout la musette militaire porteuse du trésor (le M5 si je me souviens bien). Le temps n'est pas à la fête, la lumière... on n'en parle pas, alors le boîtier n'est même pas sorti. Il n'y a pas que la musette (celle qui te servit de seul bagage - essentiellement des films - dans différents périples... je me souviens de ton épopée sud-américaine) mais surtout la façon de la porter. Ça aussi c'est pour la petite histoire.

J'écris ces mots sans importance (?) le samedi 6 août 2016. Il fait grand soleil. Il fait chaud mais c'est normal après tout, c'est l'été. Les routes alentour sont encombrées de vacanciers pressés. Par quoi ? pour quoi ? La tramontane ne rafraîchit rien... À ce propos la photo montre que pour un début septembre il ne devait pas faire très chaud dans cette banlieue qui parfois l'est assez.

Tout ça c'était pour la petite histoire.

jeudi 28 juillet 2016

Saudade




Lisbonne, samedi 14 février 1987
         
Samedi 14 février 1987
C'était le jour de ton anniversaire. Tu avais ce jour-là... (naitre un 14 février quand même !)
Je n'étais pas avec vous deux. Comme très souvent à l'époque je profitais d'un calendrier scolaire impératif pour m'échapper un peu, ailleurs, le temps d'oublier cette activité salariée qui me pesait tant.
Aujourd'hui je pense que cet instant manque à ma mémoire. Le gâteau au chocolat, bien évidemment, et les bougies, obligatoires.
On dit, on m'a dit quelques fois, assez souvent, qu'il ne faut rien regretter... et pourquoi donc s'il vous plait ? de quel droit m'empêcherait-on de regretter ceci ou cela?
           

Vendredi 8 juillet 2016, rue Aubry le Boucher, Paris IV
               
Vendredi 8 juillet 2016
Simple hasard, je suis heurté, rue Aubry le Boucher, par une peinture, papier marouflé sur mur vétuste.
Personne ne semble la voir et pourtant elle est là, imposante, inévitable. Il est vrai que les passants qui passent ne sont pas là pour ça... De la canopée du Forum des Halles au plateau Beaubourg, la circulation piétonne est dense et réclame une grande vigilance. Alors vous pensez bien qu'une larme, fut-elle rouge, ne changera rien aux diverses trajectoires ou préoccupations de l'instant. Je fais deux photographies, parce que quand même... et lorsque je reprends mon chemin je vois qu'un passant vient de stopper net à côté de moi et sort de sa mallette un appareil photo qui attendait patiemment son heure.
       

         

mardi 5 avril 2016

jeudi 25 février 2016

Rock and Roll Circus terminus !



Juillet 1982, Cimetière du Père Lachaise, Paris
         
La photographie n'est pas exactement datée mais c'est l'été, le début de l'été et des vacances.
Comme chaque année - en réalité il faudrait presque écrire "chaque jour" - la fréquentation de la tombe de Jim Morrison vit un "pic de fréquentation"... je peux donc dire que la date cette photographie avoisine le 3 juillet 1982. Onze année après sa disparition, un rituel s'est installé pour les voyageurs de passage. 
Le buste est encore là, placé en 1981 il sera volé en 1988... la bouteille de Sidi Brahim aussi et puis il y a encore des fleurs et d'autres objets glanés sur les sépultures avoisinantes.
De cet endroit on entend très très faiblement la rumeur du boulevard de Ménilmontant. Quelques bavardages, des chuchotements parfois, viennent accompagner un air de guitare, quelques paroles de chansons et plus exceptionnellement un air de banjo ou un morceau d'anthologie s'échappant d'un lecteur de K7. 
Le temps passe, mais à dire vrai il ne se passe rien.
Quelques années plus tard l'atmosphère changera. L'administration recadrera ce beau désordre qui ne faisait de mal à personne. Surveillance permanente, stridence des coups de sifflet pour réprimander celui qui se serait assis au mauvais endroit, à l'ombre des frondaisons, buste remplacé par une stèle portant une épitaphe bien sentie, "KATA TON ΔAIMONA EAYTOY", qui ne dit rien à personne.

Cette photographie a plus de vingt trois années derrière elle. Début juillet, enfin je pouvais aller et venir sans contraintes professionnelles, quelques jours plus tard je partirai au Portugal. Jusqu'à la mi-août tout irait bien. Après cela deviendrait plus difficile, beaucoup moins fun... Ce schéma-là se répèterait jusqu'en l'an 2000 où le jour de la rentrée, je ne rentrerai pas. Et il n'y aurait plus jamais de "rentrée"...
        

jeudi 18 février 2016

Les plaisirs argentiques


Mardi 15 ou mercredi 16 mai 2001, Jardin des Tuileries, Paris
        
Des planches-contacts n'ont pas été éditées, certaines d'ailleurs n'ont même pas été tirées. Il en est ainsi quand on va de l'avant sans se retourner, enregistrant des instantanés de la route du Temps au fur et à mesure qu'elle se déroule.
Alors, ensuite, on prend un grand plaisir à parcourir une planche-contact immaculée, au hasard de l'inrangé, à se souvenir des instants qu'elle rappelle ou au contraire s'interroger sur ce qui s'y trouve montré et qui est si lointain. La tension de l'acte est retombée, on peut jouer avec les prises, sourire de l'inutilité de nombreuses, s'en amuser. 
C'est un autre temps qui vient.
          

vendredi 12 février 2016

Détours et retours



 Dimanche 12 avril 2015, Venise-Lido
        
La première fois, c'était en 1984. Le cimetière juif San Nicolò del Lido.
Sur un blog aujourd'hui disparu (One day, one shot, two words) j'avais publié un billet à-propos de cet endroit-là. J'en reproduis une partie ci-dessous

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... Je sais qu'il y a à Venise un ancien cimetière juif, sur l'île du Lido. Mon plan ne renseigne pas sur son emplacement et les officines touristiques sont incapables de me renseigner. Alors je cherche.
Je finis par trouver le cimetière, le cimetière San Nicolò del Lido. C'est le dimanche et quand j'arrive la personne qui visiblement en est une sorte de gardienne m'invite à entrer, me souris doucement sans rien savoir, sans rien demander, sans rien dire.
Je suis très exactement seul au milieu des sépultures envahies de végétation. De l'eau tombée avec abondance les jours précédents il reste comme un marécage, par endroits. Je suis à Venise.
Je ne sais pas dire l'état dans lequel je suis à ce moment-là. Je fais quelques photographies mais à chaque déclenchement je sens que "ça" m'échappe, et pourtant je suis si proche de ce que je photographie...

         
Dimanche 8 avril 1984, Venise-Lido

Sur le blog "VosImages" une photo, "Solitude...", que j'ai faite le 8 et non le 5 avril 1984 comme il était indiqué a été publiée... et n'a pas provoqué un seul commentaire. Je me demande encore pourquoi cette absence de réactions...

Dimanche 8 avril 1984, Venise-Lido

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L'endroit a bien changé, la végétation a été ordonnée, le gardien qui est là, depuis une dizaine d'années me dit-il, parle anglais couramment. Des touristes en vélos de location sont passés tout-à-l'heure et voyant que l'endroit n'était pas déjà ouvert sont repartis pour revenir plus tard. Le calme n'est troublé que par les avions de tourisme qui passent, qui vont et viennent d'un petit terrain d'aviation, juste derrière, là-bas, pas très loin.
C'est un dimanche d'avril. 


          
 

dimanche 18 octobre 2015

"Elles ne montrent jamais ce qu'on a vu..."

         


Alice in den Städten - W. W.  (1974)
          

mardi 1 septembre 2015

Anyway the wind blows (1)



Dimanche 21 juin 2015, Mas Sabole.
       

samedi 1 août 2015

Keep on truckin'



Samedi 30 juin 2012, Théza
               
Depuis plusieurs années, à cet endroit, en sortie de village, une cohorte de lourds camions hors d'âge - deux ou trois !? - vient s'échouer. Des forains qui rayonnent dans la région se basent ici où seul le paysage en semble provisoirement affecté. 
Je m'arrête ou je ne m'arrête pas... because les chiens...

J'emprunte le titre du billet à R. Crumb. Précédemment je lui avais emprunté le dessin associé.

       

dimanche 19 juillet 2015

Bel Air (suite)



Dimanche 21 juin 2015, Mas Sabole.
         
Déjà deux fois que cette voiture photographiée, Chevrolet - Bel Air, aperçue de la route dans ce même garage, est publiée dans un ou plusieurs de mes blogs (ou ailleurs). 
Je me souviens que la première fois Flo G. y avait laissé un très joli commentaire. Depuis, à chaque passage devant cet endroit, et c'est souvent, je me souviens encore et encore. Quoi faire d'autre dans l'impossibilité que l'on est de revenir en arrière ? Une nouvelle photographie, souvent inutile. Cette fois la voiture a été déplacée, l'herbe sur le bas côté a été tondue. La voiture est toujours là.
       
 
        

mercredi 24 juin 2015

Petit paysage en noir et blanc (62) / La mémoire vive



Mardi 20 janvier 2015, Jardin du Luxembourg, Paris VI.
         

mardi 9 juin 2015

L'orient est rouge, le soleil se lève, lala lala...


Lundi 30 mars 2015, Claira.
   
... lalala lalala, en Chine-ee paraît Mao Zedong...   ;-)

     

vendredi 17 avril 2015

Oublie-moi


Mercredi 16 avril 2014, Canet-Plage.
         

samedi 4 avril 2015

Depuis longtemps déjà...


        
Lundi 7 avril 2014, Ponteilla.

... il n'y a plus de train qui s'arrête ou même simplement passe à Ponteilla. Il ne reste que la gare contre laquelle viennent s'écraser les "tumbleweeds" quand le vent est du nord.
         

dimanche 8 mars 2015

Clic Clac, merci Kodak !

       
Vendredi 7 février 2014, L'Escala.

Dimanche 23 février 2014, Perpignan.
         

dimanche 25 janvier 2015

Autorretrato au sweat rouge

         
Samedi 1er mai 2004, Bordeaux.
       
Je me demande si ce n'est pas plus le sweat que ma personne qui est photographié ici, à moins encore que ce ne soit l'existence du boîtier numérique, coolpix 4500 (4 mégapixels !) que je venais d'acquérir en remplacement du coolpix 950 (1,92 mégapixels...), une folie quoi ! Ce sweat que j'ai traîné partout, été, hiver, à l'est, à l'ouest, que j'ai usé jusqu'à la corde (?), rendu à l'état de filoupe comme disait M. qui a des ascendances nordiques.
Sinon, Bordeaux... oui, c'est une grande ville.